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HISTOIRE

Le besoin humain de connaître l'avenir n'est pas nouveau.
Il a même existé, probablement aussi loin que nous sachions remonter dans l'histoire.
La voyance serait ainsi le véritable « plus vieux métier du monde » !

Des Sumériens à l'Antiquité

ImageDéjà, 2500 ans avant Jésus-Christ environ, les Sumériens scrutaient le ciel pour y lire l'avenir. C'est sans doute cette civilisation qui a inventé l'astrologie, en même temps qu'elle découvrait l'astronomie. Pour les Sumériens, connaître les astres était avant tout destiné à y lire les événements futurs, et les prêtres, soutenus par les Princes, ont développé à cette époque une véritable discipline astrologique, complexe et sophistiquée.

L'Amérique centrale, 15 siècles plus tard, dans ce qui n'était pas encore les civilisations aztèque ou maya, voyait elle aussi le développement d'une astrologie divinatoire. Elle avait pour but de prévoir les événements futurs politiques, religieux et météorologiques. Il semble que cette astrologie ait été particulièrement élaborée dans les civilisations précolombiennes, même si nous n'en connaissons aujourd'hui pas toute la complexité et tous les rites associés.

On trouve, plus tard, des traces dans la Bible également qui montrent que les Hébreux étaient friands de divination et même que la voyance semblait faire partie du quotidien des hommes de l'époque.

Toutes ces traces historiques lointaines évoquent surtout l'étude des astres et des constellations pour prédire l'avenir. Il semble bien en effet que l'Homme se soit en premier lieu tourné vers le ciel pour tenter d'y lire son avenir.
Pourtant, dans la Grèce antique, les fameuses pythies de Delphes utilisaient des supports plus variés et moins célestes pour procéder à la divination, jusqu'aux entrailles d'animaux sacrifiés. Ce qui est surtout notable à ce propos, c'est que les pythies sont la première trace d'une « voyance institutionnelle ». Elles pratiquaient, en effet, de façon tout à fait officielle, dans le cadre du Temple et pour le compte de tous, y compris des puissants.
Leurs successeurs, les « haruspices », que l'on trouvait plus tard tant à Rome qu'à Athènes, allaient jusqu'à participer aux procès, cherchant dans les entrailles d'animaux sacrifiés, là encore, la preuve de l'innocence ou de la culpabilité d'un accusé.

Début de l'ère chrétienne

Au début de l'ère chrétienne, chaque peuple et chaque pays avait ses pratiques propres de divination. C'est par exemple à cette époque que le Yi King fait son apparition en Asie. Il s'agit alors d'une technique de prédiction basée sur des phénomènes naturels aléatoires formant des dessins que l'on interprétait. Craquelures des carapaces de tortues séchées, disposition de brindilles lâchées à la façon du jeu de Mikado, jets de cailloux ou de pièces de monnaie, etc. La lecture est complexe et se base sur les figures et combinaisons de figures décrites dans le « Livre des Mutations », référence du Yi King.
Le Yi King, en occident, s'est souvent développé à la suite d'effets de mode. Il reste malgré tout plutôt ancré dans la culture asiatique.

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Notons également, dans le monde scandinave et germanique, l'apparition de la divination runique. Il s'agissait d'une technique de prédiction intégrée à l'alphabet de ces peuples, dont la substance symbolique était indissociable de leur utilisation dans l'écriture. Cette discipline de la voyance est encore pratiquée de nos jours, souvent plus par effet de mode que par réelle tradition.

Le Moyen-Âge et Nostradamus

Mais nous entrons ensuite dans le Moyen-Âge, époque à laquelle notre rationnalité actuelle n'est pas encore développé. L'Europe est religieuse et mystique, et l'athéisme est inexistant. Chaque geste, chaque signe, chaque événement a un sens divin qu'il faut déchiffrer et l'Homme se sent alors entièrement soumis à la volonté divine. La vie est alors dure, la mort, la maladie, la famine et les guerres font que l'on meurt jeune et que l'Homme a le sentiment d'avoir peu de prise sur son destin.

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Contrairement à ce que l'on croit généralement, le développement de l'astrologie au Moyen-Âge, loin d'être condamné par l'église, fut d'abord favorisé. Les croyances d'alors voyaient dans les astres des objets abritant des anges, la terre étant encore plate ! Le mouvement de ces objets céleste étéait un indice de la volonté divine et de l'ordre voulu par Dieu. On tenait donc cette « science » en grande estime, et la hiérarchie religieuse n'était pas la dernière, loin de là, à s'intéresser aux oracles ainsi produits.
C'est à cette époque que le ciel symbolique est découpé de façon conventionnelle en différentes constellations et maisons, celles-là-même que les astrologues actuels utilisent encore aujourd'hui.
Dans la société d'alors, le mysticisme imprègne tout, y compris les sciences, et la symbolique de l'astrologie est très forte. Il ne sert donc à rien de nos jours d'ironiser sur un découpage du ciel qui paraît fantaisiste à l'astronome contemporain, la part symbolique étant certainement plus importante que la réelle géographie céleste dans la détermination des limites zodiacales. On peut d'ailleurs faire un parallèle avec l'alchimie, l'astrologie étant alors à l'astronomie ce que l'alchimie est à la chimie : son pendant symbolique et mystique.
C'est donc au Moyen-Âge que la notion d'horoscope apparaît, et elle perdurera avec succès jusqu'à nos jours.
Souvenons-nous également de Nostradamus, astrologue fameux et reconnu qui, par une synthèse entre religion et astrologie, a bâti une oeuvre encore abondamment commentée à l'époque actuelle. Il y décrit des événements que les exégètes n'ont pas fini de décoder, puisque la fin du monde, point capital de cette oeuvre, change régulièrement de date selon la personne qui interprète les textes.
Déjà, Nostradamus conseillait les puissant de son époque, friands comme le bon peuple de ses prédictions.

Les Lumières et la modernité

La voyance ou la divination n'ont ensuite jamais vraiment disparu, tant l'angoisse du futur est forte et l'envie de connaître à l'avance sa destinée constitue un rêve fondamental de la condition humaine.

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Le Siècle des Lumières, même s'il a mis en avant la science et la rationnalité, n'a pas fait disparaître la voyance qui a opéré un retour en force à notre époque. Face à une rationnalité omniprésente et trop sèche pour certains, le surnaturel fascine et permet d'échapper au tout-scientifique. Les domaines comme l'affectif, l'amour et la mort tenant encore et toujours en échec la médecine et la science, c'est tout naturellement que nos contemporains se tournent alors vers les arts divinatoires.

Le dernière date à noter est celle de 1994, puisque c'est cette année que le délit de prédiction disparaît de notre code pénal.

De nos jours, c'est la vague New-Age, venue des Etats-Unis, qui alimente l'engouement pour les sciences occultes dont la voyance fait partie. Cette réaction au scientisme du XXème siècle, avec l'avènement de l'ère du verseau, consacre sans doute un nouvel âge d'or de la voyance.

L'avenir (et ceux qui savent le lire !) le dira...

 
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